Légendes d'Andorre


CyberAndorra

CyberAndorra est une agence de voyage virtuelle spécialiste de la Principauté d’Andorre. Nous travaillons et vivons en Andorre, nous avons pris soin de visiter et photographier chacun des hôtels que nous vous proposons. Qui mieux que nous pourrait vous guider lorsque vous avez des besoins ou des envies spécifiques?

Archive: Légendes d'Andorre

Mythologie sur la mort : Car dels Dijunts

Le passage dans l’au-delà, après la mort, se fait par un « Char des Ames » selon une croyance répandue du Pays de Foix à l’Andorre et du Couserans au Val d’Aran. Cette charrette chargée d’enlever les derniers défunts de la communauté est porteuse de mauvais présages pour qui la rencontre. En vallée du Biros (Ariège) le « Cart deras armas » apparaît entouré de flammes et de hurlements; en vallée de la Ballongue au contraire, des chevaux célestes le traînent au milieu des chants du paradis tandis qu’en Couserans, ce convoi emporte avec lui tous les enfants rencontrés sur son passage.

La veille d’un décès, le Diable passe emprunter des bœufs pour tirer le Char des Morts et les animaux de trait reviennent au petit matin avec des traces de cire sur leurs cornes, marques des cierges qui ont illuminé le convoi nocturne. Lorsqu’un animal dépérit sans raison, on dit de lui, en Couserans, qu’il a tiré le « Cart deras Armas ». En Andorre, le « Car dels Dijunts » ressemble à l’attelage de I’Ankou celte. Cet équipage est en effet dirigé par la Mort elle-même dont la faux grince sinistrement dans la nuit. C’est pourquoi des contrebandiers malins ont utilisé, jusqu’à la moitié du XXe siècle, des charrettes aux essieux non graissés pour rendre leurs déplacements bruyants et écarter ainsi par la peur, d’éventuels curieux !

Petit dictionnaire de mythologies basque et pyrénéenne
Olivier de Marliave - Editions Entente - Paru en 1993
ISBN : 2-7266-0110-3 / ISSN : 1159-3725

Mythologie sur les animaux : Le Tammarro

Animal du bestiaire fantastique de l’Andorre, de l’époque où les animaux parlaient et régnaient dans les vallées. Ce héros d’un conte populaire andorran se situe dans la lignée des fabliaux médiévaux tout en évoquant sans doute la lointaine période où les successions seigneuriales ne procédaient pas seulement de la naissance mais aussi du choix des barons, entraînant par là conflits et batailles.

Le roi des animaux, une fois vieilli, demanda à tous ses sujets de se rassembler pour se choisir un héritier, lui-même ne voulant pas imposer son successeur. Tous les animaux convergèrent des vallées vers Andorre-la-Vieille où devait se tenir le congrès. Naturellement, chacun voulut se désigner comme le roi ou mettre en avant un prétendant, et la guerre éclata. Le vieux souverain intervint enfin pour faire savoir que le prochain roi serait désigné dans son testament. II mourut, on ouvrit le document et on sut que le roi avait choisi le Tammarro. Mais nul n’a encore trouvé cet animal dont la recherche détourna tous les sujets de la guerre.

Petit dictionnaire de mythologies basque et pyrénéenne
Olivier de Marliave - Editions Entente - Paru en 1993
ISBN : 2-7266-0110-3 / ISSN : 1159-3725

La légende du lac d’Engolasters

Il y a très longtemps, à la place du lac d’Engolasters, il y avait un village du même nom. Mais un jour, il disparu et ceci d’une manière très particulière…

En ces temps reculés, dans le village d’Engolasters, vivait une femme.

Tôt ce matin là, elle travaillait dans sa cuisine à la fabrication d’un bon pain.

La pièce était chaude et la sueur perlez de son front. Aussi avait-elle un instant plus tôt, ouvert en grand la porte donnant sur l’extérieur.

Son pain prêt, elle enfourna.

Et c’est seulement en se retournant, qu’elle vit un pauvre homme sale et en guenilles qui se tenait dans l’embrasure de sa porte.

« Pour l’amour de Dieu » dit l’homme dont la voix était affaiblie par la faim, « donne moi un morceau de pain».

En émettant un petit rire, la femme lui répondit : « Dieu ne doit pas être avec toi aujourd’hui, car je viens juste de mettre un pain au four et il ne me reste rien d’hier ».

« Je vous crois, » répondit le pauvre homme, « mais prend les morceaux qu’il reste de ta pâte et fais moi un petit pain, Dieu te le revaudra, soit en sûre ! ».

Avec un haussement d’épaules, la femme fit ce qu’il lui demandait, et à sa grande surprise, elle obtient un pain aussi grand que le premier.

Une bonne odeur de pain chaud remplissait la maison en chatouillant les narines du chrétien en haillons.

En voyant le pain, la femme se renfrogna et dit : « Brave homme, ce pain ne peut-être pour toi. Quand il sortira, il sera aussi grand que le premier, je ne peux te le donner. »

« Très bien,… garde ton pain ! » dit le pauvre, « Mais prend le restant de pâte et fais moi un petit pain. »

La femme fit de nouveau ce qu’il lui demandait, et lui promit le petit pain, tout en pensant qu’il serait vraiment petit, aux vues des rares morceaux de pâte. A sa stupéfaction, le petit pain qu’elle sortit était beaucoup plus grand qu’elle ne s’y attendait. Bien trop gros pour qu’elle veuille le donner à un pauvre diable. Elle lui refusa donc pour la deuxième fois le pain.

Le mendiant avait faim et s’obstina. « Très bien, garde le second pain que tu m’avez promis, mais recueille la poussière de farine sur ta table et fais moi un tout petit pain. Pour ce tout petit pain Notre Seigneur t’en sera reconnaissant. »

La femme le fit, et sans avoir la moindre idée de ce qui se passait, elle vit la poussière des grains de farine grandir et gonfler comme si une main invisible l’avait bénie, et elle se retrouva avec un pain plus grand et plus beau que tous les autres.

De l’embrasure de la porte, le pauvre demanda humblement : « Est-ce que celui-ci et pour moi ? » Poussée par les démons de l’avarice qui lui murmuraient : « Peux-tu vraiment donner à ce crève la faim, à ce bon à rien, un pain qui de loin surpasse tous les autres ? », la femme refusa catégoriquement de le lui donner et voulu le chasser.

Mais le mendiant n’était plus là.

Ne s’étant pas encore remis de sa surprise, elle entendit un énorme coup de tonnerre et sentit la terre trembler. Et vit par l’embrasure de la porte, une immense vague venant du fond de la vallée qui l’engloutit.

Tout le village le fut, et l’on peut y voir maintenant un lac : le lac d’Engolasters. Il est dit, que les jours de grand orage, les personnes se trouvant autour du lac, entendent une voix qui susurre , « Montrez-vous bons, montrez-vous bons avec le pauvre du Christ ! »

Et vous que ramènerez-vous d'Andorre ?

CyberAndorra sur Facebook

CyberAndorra sur Facebook

Photos d'Andorre

Sport Wellness Mountain Spa Spectacle de rapaces Sant Joan de Caselles Thomas Dutronc Mercat de l'Or Palau de Gel La Casa del Habano Promenade à dos d'âne, Paseo con asno, Donkey rides XXè Concurs de gossos d'atura - Canillo IMG_2227 Mina de Llorts Familia Jordino. Ordino 2005 Jazz al carrer 2008 - The Big Jamboree XXè Concurs de gossos d'atura - Canillo Spectacle de rapaces Devalkart Storm in a teacup Thomas Dutronc Via Ferrata - Clots de l'Aspra
View more photos >

CyberAndorra

Already a member?
Login
Login using Facebook:
Last visitors
Powered by Sociable!
Rss Download Plugin fermer