Sant Julià de Lòria

Située à 908 m d’altitude, au sud de la principauté, à 4 km de la frontière espagnole, à 10 km de la Seu d’Urgell et à 6 km d’Andorra la Vella, la paroisse de Sant Julia (environ 8000 habitants) se compose des villages d’Aixovall, Bixessarri, Fontaneda, Auvinya, Juberri, Nagol, Certés et Llumeneres. Centre historique de l’industrie du tabac, elle est restée très attachée à son folklore et à ses traditions. La paroisse possède 17 églises, dont la plupart sont de style roman. Elle offre un ensemble varié de paysages qui vont des typiques champs de tabacs aux forêts de pins et aux prairies situées en altitude. La gastronomie n’est pas en reste avec quelques bonnes tables parmi les meilleurs d’Andorre.

A voir à Sant Julià de Lòria

Le musée du tabac

Le musée du tabacLe Musée du tabac naît avec la vocation de récupérer et de faire connaître l’histoire complexe du tabac en Andorre, au long du XXème siècle. Aussi a-t-on restauré et aménagé pour l’abriter un espace symbolique et emblématique de cette histoire : l’ancienne manufacture Reig, autrefois connue sous le nom de « cal Rafeló ». Depuis l’ouverture de ses portes, en 1902, cette manufacture avait vu une multitude d’hommes et de femmes de Sant Julià fabriquer de leurs mains tabacs à rouler, petits cigares et cigarettes, qui , ensuite, étaient vendus dans le pays et ailleurs. Devenue trop exiguë, elle ferma en 1957 pour s’installer dans des locaux neufs, plus spacieux et modernes.

Le Musée du tabac, l’ancienne manufacture Reig, a réclamé un temps de documentation et de recherche auprès d’archives publiques et privées dépositaires d’années de changements rapides et de profondes transformations, mais aussi un temps de récupération de la mémoire collective. Les voix de tous ceux qui y travaillèrent et vécurent du tabac ont permis de connaître, de retrouver et d’interpréter ce vieil édifice, les travaux qu’on y exécutait, les techniques qu’on y employait, les rapports humains… bref la vie qui se déroulait autour de la manufacture et du village. Souvenirs, perceptions et expériences témoignent de ce qui a changé et de ce qui est resté immuable, aux champs, dans les fabriques et dans les villages, offrant une lecture humanisée d’une production aussi surprenante qu’enracinée dans la vie du pays et nous en découvrant la signification sociale au-delà des aspects matériels et financiers.

Les contenus des différents espaces du musée sont décrits par deux voix ; un homme et une femme évoquent la période troublée des années 30 et 40 et nous aident à comprendre aussi bien la logique des premières manufactures de tabac que l’évolution et la modernisation technique et productive qu’elles connurent et qui annonçaient en quelque sorte l’avènement des temps modernes. En définitive, le discours local sur la question du tabac en Andorre se confond avec l’histoire et la culture du tabac dans le monde.

L’aménagement de l’ancienne manufacture Reig en musée signifie une double création : un espace pour la mémoire historique du pays et un centre documentaire de référence pour quiconque souhaite connaître tout ce que a trait au tabac, du champ au séchoir et de la fabrique au « commerce », au regard de l’histoire récente et de la culture andorranes. Le musée se veut également un espace de rencontre et de dynamisation pour l’agglomération, ainsi qu’une infrastructure à vocation touristique.

L'exposition permanente

Le musée du tabac - L'exposition permanenteNotre propos est d’amener le visiteur à comprendre comment on travaillait dans l’ancienne manufacture de tabacs Reig, quels procédés et machines on y employait, comment y était organisé le travail à l’époque où elle était en activité (1909- 1957 environ), mais en prenant pour fil conducteur le monde de production en vigeur dans les années 30, période qui vit une certaine mécanisation des procédés de fabrication et un essor de la production. Dans ce but, nous nous proposons d’offrir plusieurs angles de lecture, en fonction des différents publics susceptibles de visiter le musée : un niveau simple pour les personnes désireuses de faire connaissance avec ce monde de manière compréhensible, mais aussi des niveaux davantage spécialisés. Le visiteur avancera au gré des différents espaces, guidé par la voix de commentateurs enregistrés : un homme et une femme, deux voix qui le piloteront à travers de la manufacture. Le commentaire se déroule au présent, à la manière d’une évocation, facilitant ainsi les sauts temporels et la comparasion avec le moment actuel.

Le circuit

Le Musée du tabac comprend quatre espaces répartis de la manière suivante :

  1. Du champ de tabac à la manufacture. La préparation de la feuille
  2. La transformation de la feuille. L’administration et le travail dans la manufacture
  3. La fabrication. Les produits
  4. La question du tabac

Les expositions temporaires

Le musée contient deux espaces réservés à l’organisation d’activités et d’expositions temporaires qui ont pour mission d’en compléter le message, tout en faisant office de moteur de rayonnement. Ces expositions pourront éventuellement être montées hors du musée.

Il y a notamment un reportage photographique, réalisé par trois photographes professionnels, qui suit pas à pas le déroulement des principales tâches de la culture, de la fabrication et de la commercialisation du tabac, et les montre d’un point de vue social, s’éloignant ainsi des reportages habituels où seul est généralement traité l’aspect technologique.

Il donne ainsi à voir une journée de récolte au sein d’une famille de planteurs de tabac, ou encore le labeur quotidien d’une ouvrière, dans une usine d’aujourd’hui.

Cette exposition peut être prêtée et montée dans d’autres musées ou espaces.

« La Font dels Coms »

construite en 1866, dans ce qui est à présent la vielle ville.

La « Casa Comuna »

construite en 1917, elle abrite des retables du XVII ème et XVIII ème siècles.

De plus, l’église de Sant julia et Sant Germa dans le centre ville, possèdent de magnifiques retables baroques dont les tailles en bois représentent les vierges de Canolic et de Remei, datant du XII ème siècle.

Au alentour de Sant Julià de Lòria

Le Sanctuaire de Canòlic

Il est bâti à 1635 m d’altitude, se trouve à l’ouest de Sant Julia. Une vielle légende raconte qu’une vierge fut trouvée le 14 juillet 1223 par des habitants de la région, à qui elle révéla par des moyens surnaturels l’endroit où elle voulait que fut construit une chapelle pour la vénérer. L’église de Sant Cerni de Nagol.

La Rabassa

La Rabassa est une majestueuse forêt située non loin d’Auvinyà. Le tourisme d’hiver sera attiré par les pistes de ski de La Rabassa-Can Ramonet. C’est aussi un grand centre d’excursions durant l’été. Tout prés se trouve le petit village d’Auvinyà. Il est construit aux côtés de l’ermite de Sant Romà, eglise très ancienne (X ème siècle) et qui fut reconstruite il y a quelques années. Le paysage y est très beau.

Bixessarri

C’est un village pittoresque qui conserve son carastére médiéval original dans toute sa splendeur. Toutes les maisons sont construites selon une architecture typiquement andorrane. Le village se trouve en bordure de la rivière Aòs. L’ensemble de Bixessarri peut être considérer comme un site d’un grand intérêt touristique.

Le Tabac

La culture du tabac remonte au début du XVIII ème siècle. Jusqu’en 1890, Andorre ne produisait qu’une qualité de tabac dite « tana » que l’on vendait non empaquetée. Le tabac en poudre ou râpé était le produit de plus grande fabrication jusqu’à ce que l’habitude de priser disparut et on passa alors à la fabrication de paquets de demi livre. Au début du XX ème siècle on porta de nouvelles semences ce qui fit modifier la culture et la manipulation du tabac. Postérieurement il y eut une importation de semences de Hongrie et du Brésil. De nos jours, Andorre possède des techniques modernes et une technologie avancée sur la culture et la fabrication du tabac.

Les hébergements à Sant Julià de Lòria

Hôtel Coma Bella
            Hôtel Husa Imperial
            Hôtel Sant Eloi

Sant Julià de Lòria sur Flickr

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